Massa Makan Diabaté, la voix du Mali entre mémoire orale et roman
Écrivain et historien malien, Massa Makan Diabaté a fait dialoguer tradition orale mandingue, humour et critique sociale dans une œuvre majeure de la littérature africaine francophone.

Né en 1938 à Kita et mort en 1988 à Bamako, Massa Makan Diabaté demeure l'une des grandes figures de la littérature africaine francophone. Issu d'une famille de griots, il a construit une œuvre singulière à la frontière de l'oralité mandingue et du roman moderne.
Le griot et l'historien
Docteur en histoire, Diabaté a su mobiliser les ressources de la tradition orale comme matériau savant, croisant rigueur académique et héritage familial.
Une trilogie majeure
Sa trilogie Le Boucher de Kouta, Le Coiffeur de Kouta et Le Boucher de Kouta (suite) offre une peinture ironique et tendre de la société malienne de son temps.
À lire aussi
LittératureLA RANÇON DU MAL DE SAkINATOU SANFO
Dans La Rançon du mal, son premier roman, Sakinatou Sanfo entraîne le lecteur dans la trajectoire tragique d’Achik Arsène, séducteur narcissique convaincu que les femmes ne sont que des « pions » à sa disposition. Entre manipulation, vengeance, pratiques mystiques et folie, le récit explore les ravages de l’orgueil et de la masculinité toxique, tout en ouvrant une réflexion sur la responsabilité, le châtiment et la force libératrice du pardon.
LittératureDU FUSIL À LA PLUME : LA DOUBLE MARCHE D’UN ENFANT DE LA SAVANE
Dans La Persévérance, son récit autobiographique paru en 2025 aux Éditions Hector-Adams, Pierre Sarigda revient sur un parcours hors du commun, depuis son enfance rurale au Burkina Faso jusqu’à son engagement dans la Gendarmerie nationale. Entre épreuves, blessures, obstacles scolaires et contraintes du terrain, l’auteur raconte comment la volonté de réussir l’a conduit à décrocher son baccalauréat en candidat libre puis une licence en droit des affaires. Un témoignage intime et profondément humain sur la force du travail, la résilience et la quête de savoir.
LittératureDES ARMES À LA PLUME : L’EXORCISME DU TRAUMATISME DANS LES JOURS D’APRÈS DE DAOUDA DERRA
Dans Les Jours d’après, Daouda Derra plonge au cœur des blessures invisibles laissées par la guerre. À travers le parcours du sergent Sam Kami, survivant d’une attaque terroriste, l’écrivain explore le traumatisme psychologique des combattants, la fraternité d’armes et les ravages de la violence sur les familles. Mais surtout, il fait de l’écriture un espace de reconstruction : lorsque les armes ne suffisent plus à combattre les démons du front, la plume devient un instrument de guérison, de mémoire et d’espérance.

